Réforme du bail commercial 2026 : ce qui a changé 📜
3 septembre 2026 · 11 min
Par Antoine Amant, Fondateur d'Almo, 10 ans dans l'immobilier professionnel et le conseil (ex-BureauxLocaux/CoStar)
La loi du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique réforme le bail commercial. Depuis le 28 mai 2026, le locataire peut exiger de payer son loyer au mois, même sur un bail en cours. Le dépôt de garantie et toutes les garanties réunies sont plafonnés à un trimestre de loyer pour les baux conclus ou renouvelés depuis le 26 mai 2026. Le dépôt doit être restitué sous trois mois après la remise des clés.
🎓 L'essentiel à retenir
- Mensualisation du loyer : Depuis le 28 mai 2026, y compris sur les baux en cours, le locataire d'un local commercial, artisanal ou de services peut exiger de payer son loyer au mois. Le bailleur ne peut ni refuser, ni prévoir une clause contraire
- Plafonnement des garanties : Pour les baux conclus ou renouvelés à compter du 26 mai 2026, le dépôt de garantie et l'ensemble des garanties exigées ne peuvent pas dépasser un trimestre de loyer
- Restitution encadrée : Quand la remise des clés intervient à compter du 26 août 2026, y compris sur les baux en cours, le dépôt doit être restitué sous 3 mois maximum, et les autres garanties levées sous 6 mois
- Vente du local : Pour les ventes intervenant à compter du 26 août 2026, l'obligation de restituer les sommes versées en garantie passe au nouveau bailleur. Les autres garanties deviennent caduques et l'ancien bailleur doit les faire lever sous 6 mois
- Clause résolutoire : Attention, ce point durcit les règles. Depuis le 28 mai 2026, obtenir des délais de paiement suppose de démontrer sa capacité à rembourser sa dette et d'avoir repris le paiement intégral du loyer courant avant la première audience
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La loi n° 2026-403 du 26 mai 2026, dite de simplification de la vie économique, n'était pas un texte sur l'immobilier commercial. C'est un texte fourre-tout sur les marchés publics, la banque, l'assurance et les data centers. Mais ses articles 62 et 63 réécrivent plusieurs pans du statut des baux commerciaux, et le résultat est net : c'est le locataire qui y gagne le plus.
Deux choses à retenir avant d'entrer dans le détail. D'abord, toutes ces mesures ne s'appliquent pas aux mêmes dates ni aux mêmes baux : certaines valent immédiatement pour les baux en cours, d'autres seulement pour les baux signés ou renouvelés après une date donnée. C'est le point où l'on se trompe le plus souvent. Ensuite, une mesure sur les six va dans le sens du bailleur, et il vaut mieux la connaître.
Respirez, on déroule tout, dans l'ordre, avec les dates. 🙂
Les 6 mesures et leurs dates d'application 📋
| Mesure | Ce qui change | À partir de quand | Baux concernés |
|---|---|---|---|
| Mensualisation du loyer | Droit d'ordre public à payer au mois, sur simple demande | 28 mai 2026 | Y compris les baux en cours |
| Clause tunnel d'indexation | Possibilité de plafonner les variations annuelles liées à l'indice des loyers commerciaux (ILC), à la hausse comme à la baisse | 28 mai 2026 | Baux prévoyant la clause |
| Plafonnement des garanties | Dépôt et toutes garanties confondues limités à un trimestre de loyer, sans intérêts | 26 mai 2026 | Baux conclus ou renouvelés |
| Restitution du dépôt | 3 mois maximum après la remise des clés, 6 mois pour les autres garanties | 26 août 2026 | Y compris les baux en cours |
| Vente du local loué | Obligation de restitution transférée au nouveau bailleur | 26 août 2026 | Ventes et transmissions |
| Clause résolutoire | Conditions durcies pour obtenir délais de paiement et suspension | 28 mai 2026 | Demandes en justice |
Pouvez-vous vraiment payer votre loyer au mois ?
Oui, et c'est probablement la mesure qui change le plus votre quotidien de trésorerie.
Jusqu'ici, le loyer commercial se payait presque toujours par trimestre et d'avance. Pour un commerce qui démarre, cela veut dire sortir trois mois de loyer d'un coup, tous les trois mois, alors que les recettes, elles, rentrent au jour le jour. Beaucoup de projets se sont retrouvés en tension pour cette seule raison.
Depuis le 28 mai 2026, le locataire d'un local destiné au commerce de détail, au commerce de gros ou à des prestations de services commerciales ou artisanales peut demander à régler son loyer chaque mois. Trois précisions qui comptent :
- Le droit s'applique aussi aux baux déjà en cours à la date de promulgation. Vous n'avez pas à attendre un renouvellement.
- Le bailleur ne peut pas s'y opposer, ni neutraliser ce droit par une clause du bail. C'est d'ordre public.
- Une seule condition vous bloque : l'existence d'arriérés de loyers ou de charges non contestés. Si vous êtes à jour, le droit est acquis.
La demande prend effet à la prochaine échéance de paiement prévue au bail. Il n'y a donc pas de bascule immédiate, mais il n'y a pas non plus de négociation à mener.
✨ L'astuce d'Almo : faites votre demande par écrit, en lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR), en rappelant l'article L145-32-1 du Code de commerce et en indiquant l'échéance à partir de laquelle vous passez au mensuel. Gardez la preuve d'envoi. Ce n'est pas une faveur que vous sollicitez, c'est un droit que vous exercez, et un écrit daté évite toute discussion sur la date d'effet.
Cette mesure change aussi la façon de construire un plan de trésorerie de démarrage : si vous calculez votre taux d'effort et votre besoin en fonds de roulement, refaites le calcul en mensuel plutôt qu'en trimestriel. L'écart de trésorerie au lancement est loin d'être anecdotique.
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Combien un bailleur peut-il vous demander en garantie ?
Un trimestre de loyer, et c'est un plafond global.
C'est la deuxième grande nouveauté, et elle attaque une pratique qui pesait lourd sur les primo-commerçants : l'empilement des garanties. Jusqu'ici, rien n'empêchait un bailleur de demander trois mois de dépôt, plus une caution personnelle du dirigeant, plus une garantie bancaire à première demande. La somme immobilisée pouvait représenter une année de loyer.
Depuis la réforme, pour les baux conclus ou renouvelés à compter du 26 mai 2026, le dépôt de garantie et l'ensemble des garanties exigées par le bailleur ne peuvent pas dépasser l'équivalent d'un trimestre de loyer. Ce trimestre couvre d'un seul tenant le chèque de dépôt et les engagements de toute nature qu'on vous demande : caution personnelle du dirigeant, garantie bancaire, nantissement (une garantie prise sur votre fonds de commerce). C'est la lecture des travaux parlementaires, suivie par la plupart des commentateurs, et c'est celle sur laquelle négocier, même si aucune décision de justice ne l'a encore confirmée. Précision utile pour votre calcul : ces sommes ne produisent pas d'intérêts à votre profit.
Deux limites à connaître. Le plafond vise les locaux qui bénéficient du droit à la mensualisation, autrement dit le commerce de détail, le commerce de gros et les prestations de services commerciales ou artisanales : ni les bureaux, ni les entrepôts, ni les baux des professions libérales n'entrent dans le dispositif, et le bailleur y reste libre de fixer le montant des garanties. Et il ne s'applique qu'aux baux conclus ou renouvelés à compter du 26 mai 2026 : un bail signé avant conserve les garanties déjà en place jusqu'à son renouvellement, même si elles dépassent un trimestre.
Le sujet mérite un détour par le contrat lui-même : notre guide du bail commercial 3-6-9 reprend le dépôt de garantie, les formes de garantie et la manière de les discuter.
✨ La conviction d'Almo : ce plafond est un excellent argument d'entrée en négociation, mais ne le brandissez pas comme une menace. Un bailleur qui découvre la règle par votre bouche sera plus réceptif si vous lui proposez en échange une visibilité sur votre solidité : prévisionnel, apport, garantie de votre banque dans la limite du plafond. La règle change le rapport de force, elle ne remplace pas un bon dossier.
Quand récupérez-vous votre dépôt de garantie ?
Sous trois mois, et cette fois la mesure vaut aussi pour les baux en cours.
C'était l'un des angles morts les plus pénibles du statut : aucun délai légal n'encadrait la restitution du dépôt. Des commerçants attendaient des mois, parfois des années, sans autre recours qu'une procédure.
Désormais, lorsque la remise des clés intervient à compter du 26 août 2026, y compris sur un bail signé bien avant, le bailleur doit restituer le dépôt de garantie dans un délai maximal de trois mois à compter de la remise des clés, après déduction des sommes qui lui restent dues et qu'il justifie dûment. Les autres garanties fournies dans le cadre du bail doivent, elles, être levées et restituées dans un délai maximal de six mois. ⏳
Et si le local est vendu entre-temps ? La question empoisonnait les fins de bail. Pour les ventes ou transmissions intervenant à compter du 26 août 2026, l'obligation de vous restituer les sommes versées en garantie passe au nouveau bailleur. Vous n'avez plus à courir après l'ancien propriétaire pour récupérer votre dépôt. Les autres garanties, elles, deviennent caduques de plein droit, mais c'est bien l'ancien bailleur qui doit vous rendre les documents correspondants et faire lever les sûretés, dans un délai de six mois.
✨ L'astuce d'Almo : faites constater par écrit la date de remise des clés, idéalement dans le même document que l'état des lieux de sortie, avec signature des deux parties. C'est cette date qui fait courir les trois mois. Sans elle, vous n'avez pas de point de départ opposable, et tout le bénéfice de la mesure vous échappe.
Le nouveau garde-fou sur l'indexation du loyer
Une mesure passée plus inaperçue, et pourtant très utile : depuis le 28 mai 2026, un bail commercial peut prévoir une clause qui limite les variations annuelles du loyer liées à l'indice des loyers commerciaux (ILC). Cette clause doit jouer dans les mêmes proportions à la hausse comme à la baisse : on ne peut pas plafonner les hausses sans plafonner symétriquement les baisses.
Concrètement, bailleur et locataire peuvent convenir que l'indexation annuelle ne dépassera pas, par exemple, 2 % dans un sens comme dans l'autre. Après les années de flambée de l'ILC, c'est un outil de prévisibilité précieux pour un commerçant qui construit un prévisionnel sur neuf ans. Pour comprendre le mécanisme de fond, notre guide sur l'indexation du loyer et l'ILC reste la base.
Attention toutefois : cette clause n'est pas automatique. Elle doit être négociée et écrite dans le bail. C'est donc un point à ajouter à votre liste au moment de discuter les conditions, au même titre que les leviers classiques pour négocier le loyer.
La mesure qui ne joue pas en votre faveur
On préfère vous le dire franchement, parce que les résumés qui circulent la présentent souvent à l'envers : sur les loyers impayés, la loi durcit les conditions.
Jusqu'ici, un locataire en difficulté pouvait demander au juge des délais de paiement et la suspension des effets de la clause résolutoire (la clause qui permet au bailleur de résilier le bail en cas d'impayé), avec une appréciation assez souple. Depuis le 28 mai 2026, cette demande est subordonnée à deux conditions cumulatives : démontrer sa capacité à régler la dette locative, pièces à l'appui, et avoir repris le paiement intégral du loyer courant avant la première audience. La loi ne fixe aucun délai dans lequel la dette devrait être soldée : c'est la capacité à la régler qui doit être établie.
Ce que la loi ne touche pas, en revanche, c'est le pouvoir du juge de suspendre les effets de la clause résolutoire tant que la résiliation n'a pas été constatée ou prononcée par une décision devenue définitive. Cette règle figurait déjà dans le Code de commerce et elle reste ouverte : la fenêtre pour agir dure plus longtemps qu'on ne le croit souvent. Simplement, elle s'exerce désormais sous les deux conditions cumulatives de capacité de paiement et de reprise du loyer courant.
🤝 Ce qu'il faut en retenir côté locataire : en cas de difficulté de paiement, la pire décision est d'attendre. Reprenez le paiement du loyer courant le plus vite possible, même partiellement sur la dette, et prenez conseil auprès d'un avocat spécialisé en baux commerciaux dès le commandement de payer. Un mois passe très vite, et votre position devant le juge se construit avant l'audience, pas pendant.
Deux effets de bord qui touchent votre projet de local
La loi ne se limite pas au bail, et deux mesures méritent votre attention.
Les travaux dans les petits ERP. La loi ouvre une procédure allégée pour certains établissements recevant du public (ERP) de moins de 300 m² qui disposent d'un système d'extinction adapté au risque d'incendie, ou situés dans une gare : lorsqu'ils conservent la même activité, ils pourront remplacer l'autorisation préalable de travaux par une déclaration de conformité aux règles d'accessibilité et de sécurité incendie, certifiée par un tiers indépendant et transmise avant le début des travaux, l'administration gardant la possibilité de s'y opposer. Attention à la date : ce régime n'entrera en vigueur qu'après la publication de son décret d'application, qui n'est pas encore paru. Aujourd'hui, l'autorisation préalable reste donc obligatoire. Autre nouveauté à venir : les micro-entreprises et PME pourront demander une visite de conseil avant le contrôle préalable à l'ouverture d'un ERP. Deux bonnes nouvelles pour qui prépare un chantier d'aménagement, à croiser avec nos obligations d'accessibilité PMR.
La reprise d'un fonds de commerce. Pour les ventes conclues au moins deux mois après la promulgation, soit fin juillet 2026, les règles d'information préalable des salariés sont allégées. La loi ne fixe pas de date au calendrier et les commentateurs retiennent le 26 ou le 27 juillet selon leur mode de calcul : pour une signature dans ces quelques jours, mieux vaut appliquer encore l'ancien délai. Dans les entreprises de moins de 50 salariés, le délai minimal passe de deux mois à un mois avant la vente, et le plafond de l'amende civile en cas de manquement tombe de 2 % à 0,5 % du montant de la vente. Au-delà de ce seuil, là où le comité social et économique (CSE) exerce ses attributions élargies, il n'y a plus d'information individuelle des salariés ni de fenêtre pour présenter une offre : seule subsiste l'information-consultation du CSE. Si vous êtes côté repreneur ou côté cédant, notre guide sur la cession de fonds de commerce reste la référence pour le reste des formalités.
Que faire concrètement de tout ça ?
Si vous avez déjà un bail : demandez la mensualisation par écrit dès maintenant, c'est un droit acquis même sur un bail ancien, et vérifiez la date de votre prochaine échéance de paiement.
Si vous allez signer : vérifiez que le total des garanties demandées ne dépasse pas un trimestre de loyer, faites-vous confirmer que le local relève bien du commerce, des services commerciaux ou artisanaux, et proposez d'insérer une clause tunnel d'indexation. Relisez aussi l'inventaire des charges du bail, qui reste le poste le plus sous-estimé après le loyer.
Si vous allez sortir : datez la remise des clés par écrit, et sachez que le compte à rebours de trois mois démarre à ce moment précis.
Et dans tous les cas, ne faites pas ce chemin seul. Un avocat spécialisé en baux commerciaux pour relire les clauses, un expert-comptable pour arbitrer entre les modes d'acquisition que compare notre guide fonds de commerce, droit au bail ou location pure, et un spécialiste de l'immobilier commercial pour vous orienter vers des locaux compatibles avec votre projet. C'est leur métier, et c'est aussi le rôle d'Almo : vous mettre en face des bonnes offres et des bons professionnels.
Pour aller plus loin
- Bail commercial 3-6-9 : durée, résiliation, renouvellement : le fonctionnement complet du contrat, dépôt de garantie compris
- Indexation du loyer commercial : ILC et révision triennale : comment votre loyer évolue, et où placer la nouvelle clause tunnel
- Négocier le loyer de son local commercial : les leviers classiques, enrichis des nouveaux droits
- Charges du bail commercial : qui paie quoi ? : le coût réel d'occupation au-delà du loyer
- Céder ou reprendre un fonds de commerce : les formalités, dont l'information des salariés allégée
- Glossaire immobilier commercial : clause résolutoire, ILC, ordre public, tous les termes expliqués simplement
Sources
Loi de simplification de la vie économique : ce qui change pour les entreprises, economie.gouv.fr, LOI n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique, Légifrance, Article 62 de la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026, Légifrance, Article L145-40 du Code de commerce (garanties et dépôt de garantie), Légifrance
FAQ : la réforme du bail commercial de 2026
Puis-je payer mon loyer commercial au mois depuis la réforme ?
Oui. Depuis le 28 mai 2026, y compris sur un bail en cours, le locataire d'un local commercial, artisanal ou de services peut demander la mensualisation. Le bailleur ne peut pas refuser, sauf arriérés non contestés. La demande prend effet à la prochaine échéance de paiement du loyer.
Le plafonnement du dépôt de garantie s'applique-t-il à mon bail actuel ?
Non. Le plafond d'un trimestre de loyer, toutes garanties confondues, vise les baux conclus ou renouvelés à compter du 26 mai 2026. Un bail antérieur garde ses conditions jusqu'à son renouvellement. Le délai de restitution de trois mois, lui, vaut aussi pour les baux en cours.
Les bureaux et les entrepôts sont-ils concernés par la réforme ?
Pas par tout. Le droit à la mensualisation et le plafonnement des garanties visent les locaux de commerce de détail, de commerce de gros et de prestations de services commerciales ou artisanales. Les locaux à usage exclusif de bureaux et les entrepôts en sont exclus.
Quand le bailleur doit-il restituer le dépôt de garantie ?
Sous trois mois maximum à compter de la remise des clés, lorsque celle-ci intervient à compter du 26 août 2026, y compris sur un bail signé bien avant. Les autres garanties doivent être levées sous six mois. Datez la remise des clés par écrit : c'est elle qui fait courir le délai.
La réforme change-t-elle les règles sur les loyers impayés ?
Elle les durcit. Depuis le 28 mai 2026, obtenir des délais de paiement suppose de démontrer sa capacité à rembourser sa dette locative et d'avoir repris le paiement intégral du loyer courant avant la première audience. C'est la seule des six mesures qui joue en faveur du bailleur.
La réforme s'applique-t-elle aux baux signés avant 2026 ?
Oui, pour quatre des six mesures. Seul le plafond des garanties est réservé aux baux conclus ou renouvelés depuis le 26 mai 2026. La mensualisation, la restitution sous trois mois, le transfert en cas de vente et les nouvelles conditions sur les impayés valent quelle que soit la date du bail.
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